Tout le monde était perturbé par la confirmation des découvertes de Camille et Claire par Anais et Emeline. Elles avaient découvert qu'une femme était morte à Jean-Baptiste Vatelot.
Quelques élèves croyaient à un esprit ou à quelque chose d' autre qui était démoniaque. Alexandre, Guillaume H. ,l' ex-nouveau depuis l' arrivée de Jérémy et Guillaume S. en faisaient partie.Ils demandèrent à Emeline et Anaïs dans quel rayon de la médiathèque elles avaient trouvé le livre mystérieux et Emeline répondit:
_Si je te le dis, tu ne me croiras pas.
_Allez, sois sympa, dis-le nous, répliqua Alexandre.
A ce moment-là Anais intervint:
_On l' a trouvé au rayonnage où sont rangés les livres fantastiques ainsi que les livres d' horreur.
Guillaume H. fut subjugué puis s'écria:
_Rassurant !!
Il était tellement terrifié qu'il ne voulait plus retourner dans la salle 13.
Après tout, il avait raison d' avoir si peur car quand ils eurent cours de Mathématiques avec Monsieur Azerty, un problème survint: ce jour-là, Guillaume S. demanda à aller aux toilettes, ce qui était peu fréquent... Le professeur l' autorisa à y aller, il se leva et ,comme à son habitude, se dépêcha ,commença à courir puis s' affala sur le sol dans un bruit de craquement d' os qui fit frissonner la classe:
_Aïïïe, j' ai mal, je me suis luxé l' épaule, Aïïïe, je ne pourrais pas aller au foot samedi...
_De toute façon, vu comme tu joues... ironisa Quentin P.. Ce n' est pas bien grave...
La classe éclata de rire et Guillaume répliqua entre deux gémissements:
_ça t' arrive souvent de faire de l' humour aussi vaseux.
Quentin P. ne répondit pas et Guillaume H. supposa qu'il faudrait peut être le ramasser alors Alexandre, sympathique, se leva, s' approcha de Guillaume S. et glissa lamentablement sur le sol, lui aussi. Toute la classe ria de plus belle puis crut à une blague peu évoluée de la part de ces deux individus. Enfin, après les avoir ramassés avec la plus grande attention et délicatesse pour éviter de tomber aussi, Guillaume H. se rendit compte qu?il y avait une couche de givre légèrement blanche et froide car en ramassant Alexandre il avait ressenti la fraîcheur qui émanait du sol et en touchant celui-ci, il avait découvert ce que c'était. La classe du l' admettre que ce n' était pas une blague des deux élèves sauf Quentin F. qui restait borné, comme la plupart du temps. Évidemment aprés les précédentes découvertes, les avis étaient très partagés.
Certains pensaient que c'était encore le coup de l' esprit ou on ne sait pas tellement quoi, mais évidemment d' autres élèves cherchaient encore une raison plus plausible. Guillaume S. furieux et humilié de ce qui venait de se passer décida qu'il se vengerait de ce satané esprit et demanda qui voudrait bien l' appuyer et l' aider pour effectuer les recherches. Alexandre et Guillaume H. acceptèrent et se portèrent volontaires pour les recherches. Alexandre rappela qu'il savait où se trouvait le livre dans lequel Anaïs et Emeline avaient trouvé des renseignements concernant Jean-Baptiste Vatelot et ils décidèrent de s' y rendre le plus tôt et le plus vite possible et avant les vacances.
Le lendemain, suite à sa chute, Guillaume S. revint au collège avec un bras en écharpe. Quand les élèves apprirent que le professeur d' allemand, madame Dankeschöne était absente, ils furent tous heureux, comme à chaque absence d' un professeur, en particulier Guillaume S. et ses deux compagnons de recherche car cela voulait dire qu'ils avaient un trou de 11 heures à 14 heures 20, ce qui leur permettait de continuer l' enquête à la médiathèque.Ils cherchèrent jusqu' à une heure et demie sans avoir rien trouvé doutant de la fiabilité d' Anaïs et d' Emeline. Quand enfin ils trouvèrent un livre correspondant à la description donnée par les deux enquêteuses, c' est-à dire tout corné, poussiéreux et écrasé traînant sous une vitrine. Alexandre le ramassa et fut surpris par le poids de se petit livre d' une centaine de pages au maximum pesant à peu près trois kilos, le poids normal d' un pavé de huit cents pages.Ils posèrent le livre sur la table et l' ouvrirent avec la plus grande délicatesse, de peur de déchirer les pages qui avaient l' air très fragiles. En tournant les pages, ils se rendirent compte qu'en effet, une page était totalement illisible alors Guillaume S. enchaîna:
_Regardez, la première phrase est encore visible . Il se pencha sur cette dernière et lut difficilement: << Cette... pauvre... femme... qui... travaillait... au... collège... Jean...-Baptiste... Vatelot... en...tant...que...surveillante...s'... est... suicidée... la... nuit... dernière...>> La suite était complètement tachée, il y avait des taches d' encre et ils voyaient seulement des traces de lettres encore imprimées:
_Elle s' est donc suicidée, s' exclama Alexandre, et en plus elle etait surveillante!
_Si seulement cette maudite feuille n' était pas illisible !! s' écria Guillaume H., on aurait pu savoir pourquoi elle a fait cela et précisément quand aussi...
_Regardez ! interrompit Guillaume S. toujours absorbé par sa lecture, il reste des traces de lettres imprimées sur le papier.
_Oui, je vois ça, dit Alexandre
_Moi aussi, continua Guillaume H.
_Qui pourrait avoir envie et surtout réussir à déchiffrer un truc pareil? demanda Guillaume S.
_Certainement pas nous, lança Alexandre.
_J' ai peut-être une idée! insinua Guillaume S.
_Laquelle ? demanda Guillaume H
_Mélanie, répondit Guillaume S..
_Quoi Mélanie? interrogea Guillaume H.
_Une fois en classe, elle a dit qu'elle voudrait faire partie de la police scientifique, peut-être qu'elle aura la patience de faire ça. affirma Guillaume S.
_Bonne idée il faut aller lui demander. dit Alexandre. Au fait, quelle heure est-il?
_Il est deux heures de l' après-midi, il faut que l' on prenne le livre et qu'on reparte, dit Guillaume.
Les trois individus repartirent au collège et subirent la dernière heure de cours d' arts plastiques avec Madame Perspective. Guillaume rentra chez lui avec Mélanie et Clémence.Il leur fit part de leur découverte et de leur idée. Clemence était sceptique, Mélanie était surexcitée à l'idée de mener l'enquête. Elle ne cessait de répéter "J'ai toujours rêvé de faire ça".Elle arriva à convaincre Clémence de faire l'enquête avec elle.